Une créature possédait
Des ailes en plumes d'or,
Des tatouages qui entourent son corps ;
Trop longtemps elle est restée
Allongée dans le noir ébène,
Dans son supplice de haine,
Pour pouvoir se relever ;
Elle est emprisonnée
Dans ses souvenirs glacés,
Elle qui ne s'est soumise,
S'était battue contre l'emprise ;
Le Mal la apprivoisé
Mais il est trop tard pour revenir,
A l'époque où elle aurait pu changer
Ce qui serais aujourd'hui son passé ;
Ne serait-elle pas récompensée,
Elle qui n'avait perdu espérance
Même après tellement de souffrances,
Ne serait-elle pas sauvée ?
La honte la dévore,
Et ses ailes qui étaient d'or
Ont une couleur voilé,
Qui prouvent bien la vérité :
Elle s'est fait massacrer ;
Elle s'est enfin échappée,
De cet enfer qui l'avait tourmenté,
Pendant tellement d'années,
Avant de l'avoir tué.
