Me revoilà les pieds sur terre.
Est-ce si dur à croire ?
Ma mort n'était pas en retard.
Car je suis là, ici, sous vos pieds.
Sous terre... Dix miles sous l'Enfers.
Au fond du trou.
Là où la pente est la plus rude,
Là où l'espoir est le plus rare,
Là où... là où ne restent que les cendres
De mes ailes ainsi perdues.
Ange sans ailes ; ange déchu.
Ce que je suis, rêveuse sans rêves,
Espoir est perdu dans le pénombre.
L'idée de revoir le jour est alléchante,
Mais plus facile à dire qu'agir.
J'aurais besoin d'une corde, d'une échelle...
Que pensez-vous d'une bouée ?
Mes ailes ainsi perdues... mes ailes ainsi perdues...
Vous n'êtes pas encore revenues ?
Deux semaines et quatre jours.
N'était-ce pas assez ?
S'il vous plait, revenez-moi,
Je vous supplie... rendez-moi ce que j'ai perdu.
Je vous en conjure... faites-moi voler.
Alors oui... ça peut paraître cliché, voir déjà vu.
Mais ce poème vient droit de mon c½ur, de ma vie.
J'aurais préféré l'éviter... mais tant qu'il est là,
Autant l'éjecter ?